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Autographe de Yulia Vassutinskaya
Bonjour chère rédaction du site du monastère Sainte Elisabeth! Je m’appelle Yulia, je suis native d’Ukraine, mais je vis en Belgique depuis cinq ans. Des événements qui se sont passés récemment, ont exercé une influence très favorable sur mon âme, comme il me semble! Permettez-moi d’en faire part puisqu’il s’agira de votre monastère!
D’abord, je dirai quelques mots sur moi. Je suis née à Kiev et a été élevée sans mon père, voilà pourquoi toute la responsabilité de mon éducation s’est mise sur le dos de ma maman. Ma voie vers Dieu a commencé quand j’avais treize ans et cela avec la participation de ma maman, évidemment. Cela a commencé pas si facilement et si joyeusement comme je l’ai cru alors, mais aujourd’hui je remercie Dieu avec des larmes que ma voie vers Lui a tout de même commencé! A peu près au même âge, quand j’ai été en Belgique avec une chorale à un festival, j’ai été accuillie, comme tous les autres membres de la chorale, par une famille belge. Notre «papa» belge m’a plu beaucoup et j’ai été pénétrée d’un respect profond envers lui. Un an plus tard, tous les «parents» belges ont rendu une visite de retour en Ukraine et c’était déjà notre tour d’être des familles d’accueil. C’est ainsi que ma maman et le «papa» belge se sont rencontrés pour la première fois... A partir de ce moment-là, tout disait que nous allions quitter la patrie. Ma maman et le «papa» se sont mariés et ont célébré leur mariage d’église. Nous avons quitté l’Ukraine. En fin janvier 2012, ce sera cinq ans que l’on vit en Belgique. Et j’ai vu, il y a quelque temps, une providence Divine en tout cela.
En Belgique j’ai aimé mon patrie à tel point que je ne l’aimerais pas ainsi en étant en Ukraine. Notre culture est devenue si chère que j’ai arrêté d’avoir honte de mes sentiments envers elle et maintenant, quand j’entends des chansons ukrainiennes, des larmes coulent sur mes joues... Et combien chère est devenue l’Eglise! C’est justement ici que j’ai ressenti toute la valeur de ce qui était près de moi, mais n’était pas si cher! En venant à l’église, je ressens un esprit natal qui pacifie l’âme et tous les chagrins qui la troublent, disparaissent. La Confession et la Communion remplissent l’âme de grâce et aident à lutter contre les infirmités, la nostalgie, la tristesse et l’angoisse. Quand la grâce Divine vient, on oublie alors dans quel pays ou dans quelle ville on se trouve!
Un jour, j’ai entendu une annonce dans notre église: «Des moniales de Minsk viennent chez nous. Il y aura une exposition d’objets religieux, des concerts...». J’ai senti tout d’un coup une chaleur dans l’âme sans me rendre compte, quel changement produira en moi cette visite attendrissante.
Pour la première fois, j’ai vu les soeurs à notre église St Nicolas à Bruxelles. Humbles et douces, elles aidaient aimablement tous les intéressés qui se pressaient près du kiosque où elles exposaient de beaux livres, calendriers, livres de prières, tisanes et d’autres objets. J’ai acheté avec plaisir quelque chose pour moi. Je partais avec une chaleur dans l’âme, bien que je n’eusse pas envie et je cherchais un prétexte pour rester, pour venir encore une fois.
En regardant les visages clairs des soeurs, il me semblait sentir que la grâce touchait toute personne qui entrait. Ayant parlé à quelques unes d’elles, j’ai compris que je n’ai jamais eu une conversation plus chaude avec personne d’autre. Des idées de venir dans votre monastère sont apparues alors! Ces idées se sont affermies le jour du concert de la chorale biélorusse. Des larmes coulaient de ces chants de louange à notre Sauveur, Jésus-Christ! Quelles prières! Quelles paroles! Que c’était beau que les chants s’élevaient vers le ciel! C’est pour la première fois que j’ai eu un tel Noël.
Quand j’ai appris que les soeurs allaient bientôt nous quitter, je suis devenue triste et eu envie de les revoir encore une fois! Maman m’a dit qu’elles allaient à Louvain après Bruxelles. Je les ai suivies. Un torrent de larmes a coulé en église et une envie de visiter votre monastère s’affirmait de plus en plus fort! J’ai à peine pu le dire aux soeurs car les larmes empêchaient de parler. Comment elles m’ont consolée ayant dit de venir absolument! Leur amour sincère réchauffait si fort que je ne m’écartais pas d’elles à un seul pas! Des embrassements chauds des soeurs donnaient un sentiment de grâce et d’apaisement. C’est étonnant, mais des gens que j’ai vus pour la première fois et pendant quelques jours seulement sont devenus proches, comme des soeurs selon la chair! N’est-ce pas un miracle de Dieu? Ça fait quelques jours déjà que je visite votre site et regarde avec émotion vos belles églises dans lesquelles je rêve me voir, si Dieu le permet, évidemment! Gloire à Dieu qu’Il envoie à nous, les pécheurs, de tels rayons de Sa grâce, comme le sont vos soeurs! Comment je suis heureuse qu’un rêve s’est installé dans l’âme! Gloire à Dieu pour tout!
Ce récit est long, certainement, mais ayant vu une nouvelle rubrique du site, j’ai voulu beaucoup vous écrire. Je n’ai pas le talent d’écrire, mais, j’espère que ma narration ne sera pas ennuyeuse aux lecteurs.
Je remercie cordialement votre monastère pour de telles soeurs pieuses qui ont tant touché mon coeur! Gloire à Dieu!
Je vous demande de prier pour moi, la pécheresse, à notre Seigneur pour que je puisse venir chez vous d’après Sa volonté!
Bonnes fêtes à toute votre communauté radieuse!
Servante de Dieu Yulia.
Photos par Yulia Vassutinskaya (Bruxelles)






